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Plan mercredi

Dans le cadre du Plan mercredi, le ministère de l’Éducation nationale vient de publier le décret n°2018-647 du 23 juillet 2018 modifiant des définitions et des règles applicables aux accueils de loisirs. Ce décret apporte :

  • une nouvelle définition des temps extrascolaires :  « les samedis où il  n’y a  pas école, les dimanches et pendant les vacances scolaires» ;
  • une nouvelle définition des temps périscolaires : « les autres jours » ;
  • des nouveaux taux d’encadrement à appliquer aux accueils de loisirs organisés durant les temps périscolaires.

Seront ainsi modifiés les articles R227-1, R227-16 du Code de l’action sociale et des familles (CASF). Les conditions de diplôme et les équilibres entre personnels formés, en formation ou sans formation non pas évolués (CASF Art. R227-12, R227-17, R227-20).

À compter de la rentrée 2018, les taux varient selon que :

  • l’accueil de loisirs est organisé durant un temps extrascolaire ou un temps périscolaire
  • l’accueil de loisirs est organisé sur un territoire signataire d’un PEdT (uniquement pour les temps périscolaires)
  • l’accueil de loisirs est organisé un jour avec école ou sans école
  • la durée de l’ouverture est supérieure ou inférieur à 5 heures (uniquement un jour d’école)

Après la publication d’un décret, le ministre de l’Éducation nationale continue de dévoiler les éléments constitutifs du Plan Mercredi. Ainsi, mercredi 25 juillet, il a officiellement dévoilé la charte qualité « Plan mercredi » et le site internet http://planmercredi.education.gouv.fr.

Ce dernier a donné lieu avec une présentation aux associations nationales partenaires en présence du ministre de l’Éducation nationale. Il a réaffirmé la grande importance qu’il accorde à ce plan dans sa visée sociale et sociétale. Il le présente comme une nouvelle étape dans la conception du périscolaire qui doit renforcer la responsabilité de l’Etat, des collectivités et des associations et nous considère comme des acteurs de premier plan. Il doit constituer selon lui, une opportunité d’approfondir les projets éducatifs de territoire. Il a identifié les questions qui se posent autour de la qualification et de la formation des équipes et a saisi le Conseil d’orientation des politiques de Jeunesse qui mettra cette problématique à l’ordre du jour de sa commission « Éducation populaire », au sein de laquelle la Fédération nationale des Francas siège.

Concernant la charte, celle-ci rappelle que les accueils du mercredi doivent répondre aux exigences règlementaires des accueils de loisirs, s’inscrire dans les objectifs d’un projet éducatif territorial et organiser un temps de loisirs synonyme de « relâche » pour les enfants. Les collectivités signataires de la charte s’engagent à rechercher :

  1. La complémentarité et la cohérence éducatives des différents temps de l’enfant
  2. L’accueil de tous les publics (enfants et leurs familles)
  3. La mise en valeur de la richesse des territoires
  4. Le développement d’activités éducatives de qualité

La charte précise qu’il « ne s’agit pas nécessairement, pour les porteurs de projets, de répondre d’emblée et pleinement à tous les critères mais de tendre vers leur satisfaction globale à court ou moyen terme. ».

Télécharger la charte de qualité plan mercredi : http://www.ensemblepourleducation.fr/node/1702/

Le site internet http://planmercredi.education.gouv.fr a vocation à accompagner les organisateurs et les équipes dans la mise en place d’un accueil de loisirs labellisé « Plan mercredi », c’est-à-dire s’engageant à respecter la charte qualité. Outre toutes les informations nécessaires à la mise en place du plan mercredi par les collectivités (actualités réglementaires, modalités de financement…), le site met à disposition des ressources pédagogiques classées sous 3 rubriques : culture, nature et sport. Les sous-rubriques offrent accès à des contenus plus diversifiés (citoyenneté, sciences…). Ces ressources ont été fournies par une dizaine de fédérations d’éducation populaire et de jeunesse dont les Francas. D’autres ressources proviennent du Comité national olympique et sportif français, du Ministère des Sports ou du Ministère de la Culture.

En Gironde, les Francas accompagnent depuis de nombreuses années les organisateurs (collectivités ou associations) d'accueils collectifs de mineurs pour l'amélioration permanente de la qualité de l'action éducative développée au sein de ces structures. Nous proposons un référentiel qualité éprouvé depuis de nombreuses années auprès de plusieurs centres de loisirs, accueils périscolaires et accueils de jeunes du département. Nous accompagnerons également les organisateurs qui le souhaitent, pour leur permettre de s'engager dans le "Plan mercredi" en respectant la charte qualité.

Renseignements : Hervé PAUGAM, Directeur général - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. - 0557772813

Programme de la journée "L'enfance et la jeunesse face aux inégalités"

L’Association Ricochet, la Fédération des Centres Sociaux de la Gironde et les Francas de la Gironde, organisent le samedi 05 mai 2018, de 14h00 à 19h00, une journée sur le thème « l’enfance et la jeunesse face aux inégalités : comprendre pour agir ». Cette manifestation se déroulera dans la salle de l’Ermitage Compostelle, au Bouscat. Elle est organisée avec la participation et le soutien de l’Observatoire des inégalités, l’ADIAPH, le Conseil Départemental et la Caisse d’Allocations Familiales.

Au programme (téléchargeable ici) :

Conférence d'ouverture

Le débat public est souvent ponctué par la question des inégalités. De son côté, l’Observatoire des inégalités propose un regard averti et documenté sur ces inégalités et leurs évolutions et cherche à dépasser les lacunes de l’information statistique. Louis Maurin, directeur de l’observatoire des Inégalités, présentera le deuxième Rapport sur les inégalités en France et plus particulièrement celles qui touchent les enfants et les jeunes et partagera sa réflexion pour les combattre.

  • Conférencier : Louis MAURIN, Directeur de l’Observatoire des inégalités
  • Animateur : Hervé PAUGAM, Directeur Général des Francas de la Gironde

Table ronde n°1 Les inégalités d'accès aux loisirs des enfants et des jeunes en situation de handicap sont-elles une fatalité ?

Une enquête du Défenseur des droits de 2013 estime que 65% des enfants en situation de handicap n’ont pas accès aux activités périscolaires. La loi du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées a permis d’accroître de 80% l’accueil en milieu ordinaire d’élèves en situation de handicap. Ce mouvement d’inclusion s’accompagne de fortes attentes des familles concernées en direction des accueils de loisirs : quelles sont les difficultés rencontrées par les familles et par les professionnels ? quelles sont les réflexions et les initiatives pour y remédier ?

  • Témoins : Laurent THOMAS, Délégué Général de la Mission nationale Accueils de loisirs & Handicap / Julie BAUMGARTEN, coordonnatrice du dispositif Récréamix 33
  • Animatrice : Sylvie FAUGERAS, Directrice Générale de l’ADIAPH

 Table ronde n°2 Comment et où se construisent les inégalités filles - garçons ? Quelles pistes pour les dépasser ?

Comme le souligne l’Observatoire des inégalités, les inégalités entre les femmes et les hommes s'observent de l'emploi à la maison, en passant par l'éducation et la vie politique. Le sujet est de plus en plus pris en compte par les acteurs éducatifs et, pourtant, ces inégalités demeurent. Comment obtenir des avancées pérennes ? Sur quels temps se fabriquent ces inégalités, dans quels espaces sont-elles visibles et comment agir en faveur d'une égalité de considération et de traitement entre les filles et les garçons, entre les femmes et les hommes ?

  • Témoins : Johanna DAGORN, sociologue, chercheuse au LACES, Co-directrice des cahiers de la LCD (Lutte contre les Discriminations) / le groupe "Jeunes en Débat" et Damien GUIRAUD, directeur, de l'association Ricochet
  • Animatrice : Marie KERGREIS, Déléguée adjointe de la Fédération des Centres Sociaux de la Gironde

Table ronde n°3   L'école amplifie-t-elle et / ou lutte-t-elle contre les inégalités sociales? 

L’enquête Pisa de l’OCDE sur les jeunes de 15 ans et les échos qui en sont donnés positionnent le système éducatif français comme « champion des inégalités ». Cette vision sans doute caricaturale mérite d’être nuancée. Qu'en est-il en réalité ? Quelles sont les initiatives prises par l'Institution scolaire pour contrebalancer les inégalités sociales ? et quels en sont leurs impacts ?

  • Témoins : Louis MAURIN, Directeur de l’Observatoire des inégalités / + 1 intervenant en attente de confirmation
  • Animatrice : Marie-Pierre FORGUE, Déléguée Education de la Ligue de l’enseignement de la Gironde               

Conférence de perspective : Face aux inégalités, le levier du pouvoir d’agir des enfants, des adolescents et des acteurs éducatifs.

Pouvoir d’agir, capacitation, empowerment … autant de termes qui traduisent à la fois une "injonction culpabilisatrice" et l’espoir que chacun peut agir sur son existence. Comment chacun de nous peut-il se (re)créer des marges de manœuvre, des espaces de création et d'actions pour agir sur ce qui le concerne ? Comment l’action éducative peut-elle constituer un levier ?

  • Conférencier : Jean-Marc ZIEGELMEYER, maître de conférence associé Université Bordeaux-Montaigne
  • Animateur : Hervé PAUGAM, Directeur Général des Francas de la Gironde

Et aussi : un forum d’initiatives (possibilité d’y présenter un projet de votre structure ou de votre territoire), une librairie temporaire, etc.

 

La participation est gratuite mais l'inscription obligatoire. Pour s'inscrire : il vous suffit de compléter le formulaire ici.

 

Renseignements :

  • Damien GUIRAUD, directeur de Ricochet : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
  • Marie KERGREIS, déléguée adjointe de la Fédération des Centres Sociaux de la Gironde : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
  • Hervé PAUGAM, directeur général des Francas de la Gironde : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Ne renonçons pas à l'éducation populaire

Tribune publiée dans le Journal du Dimanche du 8 avril 2018 -  Nadia Bellaoui, secrétaire générale de la Ligue de l’enseignement, Marie-Aleth Grard, vice-présidente d’ATD Quart Monde, Hélène Grimbelle, présidente du Collectif des associations partenaires de l’école (Cape), Liliana Moyano, présidente de la FCPE, et Irène Péquerul, déléguée générale des Francas lancent un appel pour une éducation populaire.

Les comparaisons internationales sont formelles : la France est l'un des pays développés dans lesquels l'origine sociale pèse le plus sur le destin scolaire des élèves. Malgré la massification de l'école, le milieu social d'un enfant demeure un déterminant fondamental de la réussite. La lecture régulière, l'attention à la transmission entre les parents et leurs enfants, l'aisance sociale et la capacité à s'exprimer en public confèrent, dans le cadre de l'école, un avantage décisif et expliquent l'essentiel des variations observées dans les parcours scolaires.

C'est en ce sens que les activités péri- et extra scolaires peuvent être un puissant levier de réussite de tous les élèves. En complément de l'école, ces activités constituent l'un des temps éducatifs où les enfants découvrent autrement des sports, des arts, des sciences, où ils développent des compétences transférables en classe, d'ordres moteur, socio-affectif, relationnel et cognitif. Alors que la France faisait partie des pays d'Europe où la proportion d'écoliers suivant des activités périscolaires était la plus faible (en 2013, ils étaient 13 %, soit moins d'un million), elle a triplé son offre en deux ans. En 2015, après la généralisation de la semaine de quatre jours et demi, 3,6 millions d'enfants étaient accueillis en accueils collectifs de mineurs. Ce mouvement a bénéficié à tous, jusqu'aux enfants des milieux populaires.

80% des communes reviennent à la semaine de quatre jours et s'apprêtent à renoncer à la dynamique des projets territoriaux

Pour la première fois de manière massive, tous les acteurs territoriaux des "temps de l'enfant" (école, collectivités territoriales, associations, enseignants, élus, animateurs, parents d'élèves, etc.) ont été amenés à se concerter. Les projets éducatifs de territoire (PEDT) les plus ambitieux ont ainsi permis d'organiser la mixité des publics en levant les freins culturels et en prenant en compte la question de l'accès : réflexion sur les tarifs, les transports, l'information.

Aujourd'hui, près de 80% des communes reviennent à la semaine de quatre jours et s'apprêtent à renoncer, faute de financements dédiés, à la dynamique des projets territoriaux construits avec l'ensemble des acteurs éducatifs.

La période est cruciale. L'Etat et la Caisse nationale des allocations familiales finalisent la convention d'objectifs et de gestion par laquelle ils s'engagent à accompagner les familles ; les collectivités procèdent aux derniers arbitrages budgétaires pour la rentrée 2018-2019.

La massification des activités péri scolaires et extrascolaires est une des clés pour lutter contre les inégalités à l'école

C'est pourquoi nous, associations d'éducation populaire, engagées dans l'organisation d'activités éducatives pour tous et représentant des parents d'élèves, appelons les pouvoirs publics à ne pas renoncer à ce défi collectif en consacrant les financements publics permettant de :

  • poursuivre l'investissement de la nation en faveur des activités éducatives sur tous les temps de l'enfant (pause méridienne, accueils périscolaires, centres de loisirs éducatifs) ;
  • amplifier les dynamiques territoriales de concertation entre élus, enseignants, parents d'élèves, acteurs associatifs, enfants et jeunes pour mobiliser toutes les ressources éducatives ;
  • renforcer la qualité des apprentissages en développant la formation et le développement professionnel de tous ces acteurs.

La massification des activités péri scolaires et extrascolaires inscrites dans des projets éducatifs territoriaux partagés est une des clés pour lutter contre les inégalités à l'école, qui sapent, depuis des décennies les fondements de la République. Ne rebroussons pas chemin, allons encore plus loin.

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