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Six mois pour réussir le Sésame vers l’emploi

Drop de béton lance un appel à candidatures pour l’édition 2019 de la préqualification sports et animation. Jeunes adultes et allocataires du RSA sont concernés.

Article publié par SudOuest.fr le 05/04/2019 à 3h54 - Olivier Delhoumeau

alain charrier et clement boudignon attendent les candidatures avant de lancer la selectionAccompagner des jeunes visant une qualification professionnelle d’encadrement dans le sport ou l’animation, tel est l’objet du dispositif Sesame. En Gironde, rares sont les organismes de formation à le proposer avec le soutien du ministère de la Jeunesse et des Sports. L’association Drop de béton (DDB) en fait partie. Elle en sera cette année à sa quatrième édition, avec quelques nouveautés à la clé.

S’agissant de la terminologie tout d’abord, « nous étions auparavant sur de la préformation. On parle aujourd’hui de préqualification », indique Clément Boudignon, responsable communication de DDB. Plus important, le dispositif s’adressera à un public plus large. « Nous étions jusqu’à présent sur une tranche de 17–25 ans. Nous ajoutons cette année des allocataires du RSA (revenu de solidarité active) grâce au soutien du Conseil départemental », précise Alain Charrier, chargé des projets stratégiques. Ce faisant, la promotion 2019 ne comptera plus 12 mais 18 personnes.

Formation théorique et pratique

Les personnes intéressées peuvent d’ores et déjà faire acte de candidature. Le formulaire d’inscription est disponible sur le site www.drop-de-beton.fr. Il est également possible de s’adresser directement aux permanents de Drop de béton siégeant à la Maison des associations. Une phase de recrutement sera mise en œuvre. « On ne demande pas aux gens d’être des sportifs de haut niveau mais d’avoir simplement une appétence pour ces deux domaines. Avec l’idée d’un projet professionnel que nous aiderons à faire mûrir », indiquent les responsables. L’idéal serait de pouvoir bâtir un groupe complémentaire avec des jeunes, des moins jeunes, des hommes, des femmes, des personnes valides, d’autres atteintes d’un handicap.

La formation s’étendra sur six mois (du 13 mai au 20 novembre), en alternant cours théoriques, séances sportives, sorties culturelles et stages en été, avec le soutien des Francas et de la Ville de Mérignac. Des partenaires privés sont impliqués via des actions de parrainage.

La préqualification conduit bien souvent les bénéficiaires à passer gratuitement le Bafa (Brevet d’aptitude aux fonctions d’animateur) et le permis de conduire. Outre le rugby, d’autres disciplines de plein air sont abordées : football, surf, vélo… Il s’agit à l’arrivée de valider un projet d’insertion autour de l’animation et/ou du sport. À l’issue, certains font également le choix de s’orienter vers des qualifications professionnelles plus élevées : BPJEPS, CPJEPS, brevet fédéral…

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Retours sur la rencontre robotique des centres de loisirs en Gironde

Lisa, 9 ans, venue d’Ambarès-et-Lagrave s’entraîne avec Film-Flam avant le quart de finale. PHOTO M. H.

Article de SudOuest.fr - Publié le 02/03/2019 à 3h51 par Marie Huguenin. Voir l'article original sur le site Sud-Ouest.fr

Nous sommes jeudi et un grand brouhaha s’échappe de la salle culturelle. À l’intérieur, l’ambiance est chaude. Les enfants s’activent autour des tables et attendent l’annonce des résultats des matchs de poule pour savoir quelle équipe ira en quart de finale. Sur les tables, Flim-Flam, Wonder Woman, Elephantor ou encore Ultimate Monster bénéficient des derniers réglages de leurs concepteurs, les enfants eux-mêmes.

Ces drôles de bêtes, aux noms issus probablement de leurs dessins animés préférés, sont fabriquées en carton, canette, papier mâché, bout de tissus et ferraille… « Flim-Flam, on l’a fabriqué en trois jours seulement avec notre animateur », précise Lisa, 9 ans, d’Ambrès-et-Lagrave, qui fait avancer fièrement son robot. En avant, en arrière, à droite, à gauche… Et il a même un moteur et des roues !

Des matchs animés

Sur la table d’à côté, Wonder Woman s’échauffe, « filoguidée » par Alana et Yanis. « L’objectif des matchs de trois minutes, rappelle Ronan Paugam, l’animateur des Francas, est de ramasser le plus d’atomes possible sur la table de match. » Non, ce ne sont pas de vrais atomes, mais des palets de tailles et de couleurs différentes que chaque robot doit avaler sans y mettre les doigts, forcément. Ceux qui en auront attrapé le plus iront en demi-finale. L’enjeu est grand. Les supporters de chaque équipe entourent les concurrents. On entend fuser des « Allez Arcachon », « Allez Ambarès »… et certains ont même fait une pancarte « Allez Langoiran » qu’ils tiennent fermement à bout de bras. Les trois minutes passent vite. Deux palets seulement dans les griffes du robot. Que feront les autres ?

Pendant que les matchs se déroulent, certains enfants participent à un atelier robotique et programmation. C’est un lycéen de François-Mauriac, en terminale S, option robotique, qui l’anime. Histoire d’aller un peu plus loin, d’en apprendre plus.

Neuf centres de loisirs – Quinsac, Cénac, Langoiran, Saint-Caprais-de-Bordeaux, Carignan, Tresses, Cenon, Floirac et Arcachon – ont participé à cette troisième rencontre robotique organisée par Les Francas de Gironde.

Renseignements : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Est-ce que l'univers de l'artiste va rentrer dans la petite maison ?

Entretien avec Valentin REBILLARD, Responable pédagogiques chargé du projet éveil culturel "A Petits Pas", les Francas de la Gironde, Cenon, dans le cadre de 25 entretiens sur la question du Jeune Public en Gironde / Une conversation menée par l’iddac, agence culturelle du Département de la Gironde / 2018-2019

Les Francas de Gironde sont une association d’éducation populaire. Notre cœur de métier, c’est l’animation. Pour cette délégation de service public, la mairie de Cenon a choisi notre association pour la gestion des accueils périscolaires et centres de loisirs depuis janvier 2010. Dans ce cadre-là, nous coordonnons aussi le projet Eveil Culturel À Petits Pas. Il existe depuis trente ans, mais il a évolué suivant les années et selon les orientations portées par les personnes missionnées.

Avec ce projet, nous parlons de parcours artistique, d’éveil artistique, de découverte, et de dynamique de territoire avec des partenaires. Chaque édition est organisée en réunissant les professionnels de la Petite enfance de la commune. Des enseignants, des éducatrices et éducateurs jeunes enfants, des éducateurs spécialisés de l’ITEP (Institut Thérapeutique, Éducatif et Pédagogique), les centres de loisirs, les accueils périscolaires, le centre social et culturel.

La force du projet, c’est d’arriver à tous se réunir pour créer ensemble chaque édition. En tant que coordonnateur du projet, je n’impose pas de décision à l’ensemble des partenaires sur les questions de choix des artistes, ou sur le contenu de leur projet de structure. Mon rôle est de les accompagner, que chacun trouve sa place et de l’intérêt pour eux et leurs groupes d’enfants.

Pour que le projet évolue, il faut aussi questionner nos pratiques, apporter de nouvelles propositions, changer certaines habitudes et savoir se mettre en danger. Nous pouvons travailler avec certaines compagnies dont on sait que ça fonctionne, que tout ira bien, parce qu’on a déjà fait des choses avec elles. Ou alors, nous expérimentons avec des compagnies qui débutent, ou qui ont un projet plus atypique. Ensuite, chaque professionnel considère ses spécificités par rapport au projet : un public d’enfants de moins de 3 ans, ou de 3-6 ans, en situation de handicap…

"Chaque année, nous réfléchissons tous ensemble à ce que nous voulons porter. La force du projet, c’est cette dynamique, cette relation entre nous et les professionnels de la Petite Enfance, ce n’est pas une logique descendante."

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