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Rapport sur les inégalités en France - édition 2017

rapport inegalites 2017Où en est-on des inégalités en France ? Quels sont les domaines où elles augmentent et ceux où elles diminuent ? Les inégalités sont au cœur du débat public mais l’information reste parcellaire et désordonnée. Trop d’informations sont encore réservées aux spécialistes.

L’objectif du deuxième Rapport sur les inégalités en France est de mettre à la disposition du grand public un panorama complet du phénomène, à travers un ensemble de données faciles d’accès et actualisées. Des revenus à l’école, en passant par la santé, le logement, l’emploi, les inégalités entre les femmes et les hommes ou les catégories sociales, cet ouvrage fait le point sur la situation avec les tous derniers chiffres. Ce rapport constitue un document d’expertise indépendant de l’institution publique. Il est le fruit du travail rigoureux d’une équipe qui, depuis 14 ans, observe les inégalités. Le rapport est réalisé sous la direction d’Anne Brunner et de Louis Maurin.

Les Francas de la Gironde et l'Association Ricochet ont soutenu la publication de ce rapport et organiseront très prochainement, le 25 novembre 2017, une journée d'échanges et de réflexion en lien avec les thématiques abordées dans cet ouvrage.

Aux colos citoyens !

La Jeunesse au Plein Air (JPA)La Jeunesse au Plein Air (JPA)aux colos citoyens - confédération dont les Francas sont membres - lance une opération d’envergure nationale intitulée « Aux colos citoyens ! » et invite les député(e)s à venir passer  le 21 juillet un moment au sein d’une colonie de vacances ou d’un accueil de loisirs.

Les événements politiques de ces  derniers mois ont mis en relief une France fragmentée, dans laquelle des populations ne se côtoient plus, où les écarts se creusent, ce qui pénalise particulièrement les  enfants et les jeunes.

A la Jeunesse au Plein Air (JPA), nous constatons que les Accueils Collectifs de Mineurs (ACM) sont des espaces qui permettent de créer du lien social. En offrant à des enfants une expérience éducative et pédagogique tout en se confrontant à l’altérité, nous sommes convaincus que les  colonies de vacances et les accueils de loisirs  jouent un rôle essentiel dans l’émergence d’une appartenance commune et contribuent à la construction d’une société plus ouverte.

Fort de ce constat, et au lendemain des élections, la JPA lance  l’opération « Aux colos citoyens ! ». Elle invite toutes et tous les nouveaux député(e)s  à passer une journée en colo ou en accueil de loisirs !

Quand ?  le 21 juillet prochain !

Cela sera occasion pour les nouveaux élus de la Nation de découvrir ou redécouvrir l’importance des temps extrascolaires dans l’éducation des enfants et de rencontrer les personnels impliqués dans les Accueils Collectifs de Mineurs, vecteurs de dynamisme pour votre territoire.

Au travers de leurs bases d'été, organisées depuis plusieurs années à Carcans-Maubuisson, les Francas de la Gironde proposent, aux centres de loisirs du département, un espace de qualité pour le développement de projets de mini-séjours de 3 à 5 jours et font vivre à des centaines d'enfants de 3 à 14 ans, cette expérience éducative et pédagogique.

Action éducative et service public d’éducation

La mise en œuvre de la loi de refondation de l’école de la République, dont la généralisation des PEdT (Projet éducatif territorial), ont généré des transformations dans la conception et l’organisation de l’action éducative sur les territoires.

L’État propose un cadre d’action et reconnaît dans le même temps la légitimité des collectivités territoriales à définir et mettre en œuvre des politiques éducatives. Les territoires d’action et les modes d’organisation sont parfois reconfigurés. Des communes transfèrent à des communautés de communes ou d’agglomération la mise en œuvre des temps péri et / ou extrascolaire, tout en conservant leurs prérogatives sur les temps scolaires. D’autres reprennent la compétence périscolaire, mais pas la compétence extrascolaire... Des collectivités ou des EPCI (Établissement public de coopération intercommunale) agissent en régie directe, d’autres s’appuient sur des associations pour animer et gérer l’action.

Le PEdT a souvent été perçu comme un cadre permettant de préparer la réforme des rythmes scolaires. Des collectivités et leurs partenaires sont allés au-delà et ont conçu des projets pour tous les enfants de 0 à 16 ans, voire au-delà de l’âge de la scolarité obligatoire, dans les temps scolaires et périscolaires, mais aussi dans les temps de loisirs extrascolaires, en étant soucieux de l’accueil de tous les enfants.

Ces collectivités et leurs partenaires ont ainsi affirmé des ambitions éducatives globales, faisant des choix politiques pour définir leurs priorités éducatives. Les dynamiques qu’ils ont mobilisées et leur façon de mettre en actes leurs ambitions permettent de dégager des conditions de réussite de projets locaux d’éducation (PLE) pérennes. Les Francas avaient identifié, dès 2013, nombre de ces conditions. Elles sont mises aujourd’hui à l’épreuve des réalités territoriales.

Définir les priorités du Projet local d’éducation (PLE)

Élaborer un PLE consiste d’abord à débattre d’une première question : « Quels besoins éducatifs, sociaux et culturels ont les enfants et les adolescents du territoire sur lequel j’agis en tant qu’éducateur ? ». C’est en répondant à cette question que les acteurs éducatifs prennent en compte, dans la conception du projet, les influences involontaires qui ont un impact sur l’éducation, les singularités du territoire (urbain ou rural) et surtout les spécificités des publics : les conditions de vie des enfants et des adolescents, leurs éventuelles difficultés (problèmes d’apprentissage, handicap, pauvreté, isolement...). Les questions d’animation de démarches diagnostiques ainsi que des modalités d’évaluation sont, ici, centrales.

Développer la participation des enfants et des adolescents

Développer la participation des enfants et des adolescents ressort d’un principe pédagogique. C’est également concrétiser un principe démocratique. L’enfant est une personne, un être capable et un citoyen. Il s’agit donc de mettre en actes sa participation en tenant compte de son âge et de ses besoins. Pour que l’action éducative ne se réduisepas à un service, il faut rendre effective l’exigence de la participation de ses principaux acteurs, celle des enfants et des adolescents, tant dans les espaces éducatifs que lors de la formulation et de l’évaluation des projets territoriaux et des politiques publiques.

Concevoir une gouvernance qui associe tous les citoyens

La définition, la mise en œuvre d’un PLE ne peut être portée que par des techniciens, des élus et des représentants institutionnels ; elle doit associer les parents et les citoyens. Chaque espace éducatif s’assure que les parents et familles, y compris ceux qui semblent les plus éloignés des codes de l’école, trouvent leur place dans les projets mis en vie. Espace de mobilisation et de coopération citoyenne, le Comité local pour l’éducation éclaire, nourrit et enrichit les réflexions, les travaux des élus et des collectifs de pilotage du PLE. Il contribue ainsi à définir ses orientations et ses éventuelles réorientations.

Développer les espaces éducatifs et des pratiques éducatives

Le PLE se décline en un ensemble de projets éducatifs (projet d’école et d’établissement, projet du centre de loisirs, de l’association culturelle ou sportive) et s’attache à installer une cohérence entre eux. La qualité et la pertinence des actions qui y sont conduites ne ressortent pas de la profusion de l’offre mais plutôt de la construction de propositions faisant sens dans un parcours éducatif sur un territoire de vie. Les centres de loisirs, dont ceux des temps périscolaires, ont fait la preuve, dès avant la mise en place de la réforme des temps éducatifs, de leur capacité à concrétiser cette ambition, de leur contribution au développement de la personne, à son émancipation.

Affirmer la formation comme une priorité du projet local d’éducation

Pour répondre à la recherche de cohérence éducative, des espaces de rencontre et de travail conjoints s’installent ; les différentes professionnalités entrent dans des processus contribuant à l’émergence d’une culture partagée. Chaque PLE doit développer un plan de formation continue commun aux différents acteurs éducatifs en fonction de leurs responsabilités et niveaux d’intervention. Au-delà, développer la qualité de l’acte éducatif passe par l’accès de tous les professionnels de l’action éducative à des formations certifiantes. Ceci nécessite donc d’agréger, pour la mise en œuvre et le financement de ces formations, les dispositifs publics existants dans ce domaine, voire de concevoir des modes de mise en œuvre expérimentaux. L’éducation étant un élément constitutif d’une République indivisible, laïque, démocratique et sociale, la mise en œuvre de l’action éducative doit s’inscrire dans un processus d’action publique et prioriser, notamment pour s’extraire des logiques de marchandisation, le partenariat avec des porteurs de l’intérêt général, tels les associations d’éducation populaire complémentaires de l’enseignement public. Les collectivités territoriales assurant de plus en plus de responsabilités en matière d’éducation, l’État (ministères et administrations déconcentrés concernés par l’éducation) qui a installé un cadre pour l’action, doit également impulser et accompagner les initiatives locales. L’éducation populaire, ressource pour l’action éducative, peut ici accompagner la réappropriation par les citoyens des questions d’éducation, dans des démarches participatives contribuant à l’émergence de territoires éducatifs.

Grandir30

 

Article issu de Grandir ! Loisirs éducatifs et territoires,

La lettre des organisateurs publiée par la Fédération nationale des Francas,

n°30 février 2017 - Découvrez la revue dans son intégralité.

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